
Jacinta Gonzales (12 ans), Mari Cruz Gonzales (11 ans) et Conchita Gonzales
(12 ans), jouaient à la sortie du village quand elles entendirent
un bruit semblable à un coup de tonnerre. Soudainement, devant elles,
se tenait un ange brillant. Il ne dit rien et disparut rapidement. Visiblement
troublées et pâles, les filles coururent à l'église
du village et l'apparition fut vite connue par plusieurs. Dans les douze
jours suivants, l'ange leur apparut plusieurs autres fois et le ler juillet,
leur parla pour la première fois leur annonçant que le jour
suivant, la Vierge Marie leur apparaîtrait comme Notre Dame du Mont
Carmel.
Les
nouvelles s`ébruitèrent rapidement. Le 2 juillet, plusieurs
prêtres étaient parmi les nombreux qui se joignirent aux gens
du village pour être témoins du grand événement.
Il était environ 18 heures quand les enfants se dirigèrent
vers l'endroit où ils voyaient l'ange; la Vierge Marie leur apparut
avec deux anges à ses côtés. Les enfants reconnurent
un des anges comme celui qui leur apparaissait (plus tard, Il serait identifié
comme l'archange Saint Michel) et l'autre lui était identique. Audessus
de la Vierge planait un grand oeil que les enfants prirent pour l'oeil
de Dieu. Les filles parlèrent ouvertement et avec familiarité
avec leur Mère du Ciel et récitèrent le chapelet en
sa présence. Durant l'an et demi qui suivit, elle apparaîtra
des centaines de fois, fréquemment plusieurs fois par jour.
Les
visions étaient précédées par trois appels
intérieurs (llamadas) faits aux filles, chaque appel devenant
plus fort que le précédent. Après le troisième
appel, elles se mettaient à courir vers le chemin où les
visions ont premièrement commencé. Tombant à genoux
sur les pierres aiguisées, elles entraient dans une extase céleste.
Leurs têtes étaient renversées, les pupilles des yeux
dilatées et leurs visages imprégnés d'une expression
angélique. Elles étaient insensibles aux piqûres d'épingles,
aux brûlures, au contact physique et aux lumières brillantes
dirigées directement dans leurs yeux. Leur facteur de poids changeait
tellement que deux hommes adultes éprouvaient une grande difficulté
à soulever une fille de12 ans mais pourtant elles-mêmes pouvaient
se soulever les unes les autres facilement afin d`offrir un baiser à
la Vierge.
Les filles commencèrent également à faire des chutes
spectaculaires durant les extases, soit collectivement, soit individuellement.
Parfois, elles tombaient directement sur le dos, droit comme une planche,
sans plier aucune partie du corps et sans utiliser les mains pour amortir
la chute. Le bruit sourd qui se faisait entendre quand les filles tombaient
effrayait les témoins, mais les visionnaires n'étaient jamais
blessées. De cette position, elles se relevaient sans se repousser
vers le haut de quelque façon. Dans des chutes collectives, elles
étaient décrites par les témoins comme de "belles
sculptures" et leurs vêtements n'étaient jamais immodestement
froissés ou inconvenants.
Un
des nombreux prêtres à être trémoin des événements
de Garabandal était le P. Luis Maria Andreu, un jeune jésuite,
professeur de théologie, d'Ona en Espagne. La nuit du 8 aoùt
1961, en observant les visionnaires en extase, le P. Luis s'écrie
par quatre fois: "Miracle!" Plus tard cette même nuit, sur le chemin
du retour avec des amis, it s'exclame: "Quel beau cadeau la Vierge m'a
fait! Comme nous sommes chanceux d'avoir une mère comme elle au
ciel... Aujourd'hui est le plus beau jour de ma vie!" Peu de temps
après avoir prononcé ces mots, it baissa la tête et
passa de cette vie à l'autre. Dans une vision subséquente,
la Vierge avisa les visionnaires que le P. Luis l'avait vue ainsi qu'un
aperçu du
grand Miracle et qu'il était mort de joie.
Quand les témoins apprirent que la Vierge
voulait embrasser des objets religieux, plusieurs chapelets, médailles,
crucifix et alliances de mariage furent donnés aux visionnaires
pour que celles-ci les présentent à la Vierge. Souvent, les
objets étaient donnés aux visionnaires de telle façon
qu'elles ne pouvaient pas possiblement savoir à qui ils appartenaient;
les articles étaient placés sur une table installée
à cette fin quand les visionnaires n'étaient pas présentes
ou encore des gens autres que les propriétaires leur tendaient les
objets. Mais, en extase, guidées par Notre Dame, jamais elles ne
se trompaient en remettant les alliances de mariage et les autres objets
aux personnes concernées. A la dernière visite de la Vierge
à Garabandal, Notre Dame dit à Conchita: "Par le baiser que
j'ai donné à ces objets, mon Fils opérera des prodiges..."
Cette promesse s'est réalisée par de nombreuses guérisons
partout au monde.

À
l'âge de 16 ans, Joseph Lomangino, natif de Brooklyn à New
York, devenait aveugle et eut le nerf olfactif rompu dans un accident bizarre.
Il a cheminé dans la vie, aveugle et sans le sens de l'odorat jusqu'en
1963 quand son odorat fut restauré par l'intercession du Padre Pio
de San Giovanni Rotondo en Italie. Quand il était là, Joey
demanda au célèbre stigmatisé si Notre Dame apparaissait
réellement en Espagne. Quand le Padre lui dit oui, Joey alla à
Garabandal. Il fut profondément impressionné et décida
de faire ce qu'il pouvait pour en informer les gens. Il commença
par des entretiens dans sa ville de Lindenhurst, New York. D'autres personnes
se joignirent à lui pour l'aider. Les entretiens devinrent des conférences
et s'étendirent à d'autres endroits du pays et même
outremer. Une organisation fut établie qui remplirait la promesse
faite par la Vierge en 1964 à Conchita: "La maison de charité
qu'il (Joey) établira à New York apportera une grande gloire
à Dieu." Les promoteurs de Garabandal dans d'autres pays s'alignèrent
sur Joey et le siège social à New York. Maintenant,
le message de Garabandal est diffusé dans un grand nombre de
pays sur les cinq continents.