par M. L'ABBE JOSE RAMON GARCIA DE LA RIVA
"MEMOIRES UN CURÉ DE CAMPAGNE ESPAGNOL"
Plusieurs cas de hiérognose se sont produits devant moi à Garabandal.
Pas de doute, les voyantes reconnaissaient
les personnes consacrées à Dieu. Elles savaient aussi le
nombre de prêtres présents au village.
Dans son Journal, Conchita signale un dominicain qui était là incognito. Dans son extase elle parla de lui, et on l'entendit l'appeler " un dominicou ". Elle l'avertit ensuite de la part de la Vierge qu'il devait porter son habit... si beau.
Elles reconnaissaient aussi si un objet avait été ou non baisé par la Vierge. En extase, toujours. On peut en donner cent preuves. Mais j'ai pu vérifier personnellement que, même à l'état normal, Conchita le savait.
Un exemple.
— Conchita, à la prochaine apparition, veux-tu offrir ce chapelet au baiser de la Vierge?
— Mais, c'est déjà fait.
Comme j'étais sûr qu'elle ne l'avait jamais vu, j'insistai:
— Sois gentille, fais-moi plaisir, offre-le-lui lors de
l'apparition.
— Mais pourquoi voulez-vous qu'Elle recommence, puisque c'est déjà fait, répondit-elle en souriant.
A mon avis, les objets baisés répandaient un parfum qu'elles percevaient à chaque occasion.
Par la suite, de nombreuses autres personnes furent favorisées également des parfums des objets baisés.
En 1961, alors qu'on n'en parlait pas encore, je sentis une forte odeur inconnue, en entrant dans ma chambre à Barro. A l'instant même, sans savoir pourquoi, pensant à Garabandal, je fis le tour de ma chambre, humant ici et là pour découvrir la provenance de ce parfum pour le moins insolite chez moi. Pendant des années, je ne pus le sentir à nouveau.
Mais je le retrouvai une seconde fois à Garabandal, chez Loli. Avec cette différence, qu'au village, je le perçus pendant une bonne minute, tandis que chez moi, il n'avait duré qu'un instant.
C'était le 18 juin 1965, jour du Message de l'Ange à Conchita. Je parlais avec Loli, à la porte de sa cuisine. Un homme âgé s'approcha de nous. Le voyant mal, à contre-jour, je le pris pour un mendiant, et je m'apprêtai à lui faire l'aumône. Il se mit à parler lentement en français, et je compris qu'il cherchait le Père Laffineur qui venait de passer. Tout en parlant, il sortait d'un sachet en plastique des images qui devaient être celles que Conchita lui avait dédicacées. Il les sortait lentement, et au fur et à mesure, je sentais mon parfum de 1961, celui que je n'ai plus jamais perçu depuis le 18 juin 1965.
Ce bon Français parti, je questionnai Loli:
— As-tu senti aussi quelque chose?
— Mais non, Père, rien.
— Voyons, ne nie pas, car cette odeur était bien caractéristique.
— Loli me répéta en souriant qu'elle n'avait rien senti...
par M. L'ABBE JOSE RAMON GARCIA DE LA RIVA
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