Un jour d'août 1962, la messe terminée, je montai de Cosio
à Garabandal. Je portais sur moi le Saint Sacrement d'une manière
non visible. Mon intention était d'obtenir la preuve que Satan n'avait
aucune part dans les faits qui survenaient au village.
Mentalement, je demandai à la Vierge, si ces évènements étaient surnaturels d'ordre divin, que la ou les petites qui tomberaient en extase ce jour-là ne fissent aucun geste quelconque d'adoration, bien que se sachant devant le Saint Sacrement; et également qu'elle n'eussent envers moi aucun geste de prédilection, tel que me faire embrasser le crucifix, s'agenouiller ou autre geste de déférence.
Je m'étais fait cette réflexion: "Si le démon intervient dans cette affaire, lorsque les petites passeront en extase devant moi qui porte le Saint Sacrement, elles feront sans doute un geste particulier qui manifestera sa présence. Car si Satan fuit devant la croix ou l'eau bénite, à plus forte raison fuira-t-il devant le Saint Sacrement".
Ce jour-là Conchita eut une extase et je ne remarquai rien d'anormal
sur son visage lorsqu'elle passa plusieurs fois près de moi. Tout
se passa comme les autres fois, sauf qu'elle n'eut pour moi aucun des gestes
habituels de déférence qu'elle avait d'ordinaire pour les
prêtres. Au cours de son extase, elle ne me donna pas le crucifix
à embrasser, bien qu'elle l'eût fait pour d'autres personnes.
Ce détail peut s'ajouter aux autres expériences qu'ont faites des personnes plus expérimentées et plus documentées que moi.
Je crois que personne ne peut s'aventurer à qualifier de diabolique ce que d'autres personnes très qualifiées ont étudié tant et tant de fois. Ces faits furent longtemps, très longtemps manifestes pour tous.
par M. L'ABBE JOSE RAMON GARCIA DE LA RIVA
"MEMOIRES UN CURÉ DE CAMPAGNE ESPAGNOL"
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