1. Réflexions

Je pense à la lettre que le
Padre Pio fit écrire aux voyantes, dès 1961:
— Quand ils croiront, il sera trop tard...
De plus, il fallait que les voyantes en vinssent à douter, à se contredire, à se démentir elles-mêmes.
En effet, j'ai eu la chance incroyable
d'assister aux quelques extases où la Vierge leur a prédit,
dès 1961, cet avenir si douloureux de leurs âmes. J'ai entendu,
de mes oreilles, leur réponse à cet émouvant avertissement
de leur Vision:
— Mais comment pourrons-nous dire que nous ne t'avons
pas vue, puisque nous te voyons en ce moment même... ?
Oui, cela devait arriver.
Nous, catholiques, ne nous sentons-nous pas corrompus par un absurde esprit de "faux humanisme" que nous osons appeler chrétien?
"Ce que repoussent la plupart des hommes, c'est le surnaturel", dit très bien le cardinal Daniélou, S.J., dans son livre "Le scandale de la Vérité"? (Editions Guadarrama, Madrid, Chapitre 6, "Los fondamentos de la Fe"). Ils croient que notre position en faveur des événements historiques de Garabandal s'écroulera quand ils affirment — ce qu'aucun de nous ne discute, mais au contraire présuppose — que la Révélation publique est close, que Jésus-Christ a dit les dernières paroles nécessaires au Salut. Oui, c'est leur attitude, à l'heure même, où ils choisissent effrontément dans cette Révélation Publique ce qui leur convient, et méprisent le reste!
Qu'on se rappelle la locution de Pampelune à Conchita, le 13 février 1966. "Yo haré todo: c'est Moi, Jésus, qui ferai tout". On pouvait prévoir l'échec de ces messieurs de la Commission, dès la fameuse soirée d'août 1961 que j'ai racontée exactement, parce que je l'ai vue et entendue moi-même, dans l'église du village. Maintenant l'échec et la confusion des hommes "compétents" sont, pour moi, certains.
2. Premier Message
Conchita l'a dit et répété
tant de fois: ce qui importe, avant tout, c'est l'accomplissement des messages
de Notre-Dame du Carmel. Qu'on me permette donc de les répéter:
|
IL FAUT FAIRE
BEAUCOUP DE SACRIFICES, BEAUCOUP PENITENCE.
(avec les signatures
des quatre enfants).
|
Remarquons que ces paroles furent prononcées par la Vierge avant le début du Concile Vatican II, quand on donnait déjà tellement plus de valeur à "l'humain" qu'au surnaturel.
Ce 18 octobre 1961, des assistants furent déconcertés et rentrèrent chez eux découragés. Ils espéraient en effet voir à Garabandal un miracle que les voyantes n'avaient d'ailleurs jamais annoncé. Elles n'avaient parlé, pour ce jour-là que de la révélation publique du Message destiné par la Vierge à ses enfants de la terre. N'était-ce pas plus que suffisant?
Le Miracle? Mais il viendra au jour fixé par le Ciel, et ce jour que seules de rares personnes ici-bas connaissent avec une précision absolue.
Et le Message, lui? Mais il est là pour que nous l'accomplissions le plus vite et le mieux possible.
Certes, il ne nous dit rien que nous ne sachions déjà! Mais n'avions-nous pas besoin qu'on nous rappelât ces vérités évangéliques?
La preuve? Le monde pratique-t-il cette vieille doctrine? Et, nous-mêmes, que faisons-nous, bien que nous croyions à Garabandal?
Il ne pouvait y avoir rien de nouveau ici, pas plus qu'à Fatima, Lourdes, Beauraing et ailleurs!
La Révélation Publique est close? Nous le savons aussi bien que les adversaires. Nous demandons seulement ce qu'on en a fait, et qui se la rappelle dans toutes ses exigences.
On entend parfois dire: "Garabandal? — Mais c'est fini! actum est!" — Mais "Roma non locuta", comme on pourrait le croire à la suite d'informations erronées ou tendancieuses.
Un évêque mal informé peut se tromper. Une Congrégation telle que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ne se trompe pas. Et quand elle parlera, ce sera pour dire: "est, est" ou "non, non".
3. Second Message
Il convient maintenant, me semble-t-il, de passer au dernier Message.
Il s'agit de celui du 18 juin 1965
et qui est certainement, selon moi le Message des "derniers avertissements".
Prophétisé par Conchita six mois d'avance, elle le publia
le 19 juin, et le signa avec le stylo qui se trouve devant moi, sur ma
table de travail. De ce cadeau inappréciable je ne pourrai jamais
lui exprimer la gratitude qui convient.
|
"Le Message
que la très Sainte Vierge a donné au monde par l'intercession
de Saint Michel".
Signé: Conchita Gonzalez.
|
4. L'Heure de Dieu
Je ne sais pourquoi, mais j'ai eu la chance de rester éveillé, de tenir jusqu'au bout, dans la cuisine de Conchita, pendant la nuit du 10 au 11 octobre 1962. Alors que mes compagnons succombaient au sommeil ou se retiraient, je suis parvenu à la réalisation de mon intention formelle: voir à quelle heure commencerait au matin du 11 octobre 1962, l'extase de Conchita.
La veille, le 10, avait paru dans la Presse espagnole la Note de Mgr l'évêque de Santander, le Dr. Beitia Aldaza-bal. Il l'avait signée le 7 précédent, en la fête de Notre-Dame du Rosaire.
Ce 11 octobre 1962, Conchita entra en extase, à 8 heures exactement.
Au même instant son transistor décrivait la procession des
milliers d'évêques de toutes les parties du monde qui montaient
vers la Basilique Saint-Pierre de Rome, avec à leur tête le
Pontife Romain Jean XXIII. Les cloches sonnaient à toute volée
dans le ciel de l'univers. Cette extase dont je fus un des rares témoins
dura environ dix minutes.
J'ai entendu la conversation, du moins une partie, de la fillette avec sa Vision.
Mais sans attendre d'être questionnée,
elle nous parla, la première:
— J'ai demandé à la Vierge pourquoi Mgr.
l'Evêque avait publié une Note, hier au sujet de Garabandal...
— Et qu'a-t-elle répondu?
— Elle ne m'a pas répondu, elle a simplement souri...
Je ne sais si ce détail est inédit. Mais pour ma part, je le trouve très intéressant: "Si la Vierge de Garabandal a souri à l'heure de l'ouverture du Concile, c'est qu'Elle connaît bien l'heure de la Providence, qui n'est pas encore venue, mais qui... vient, l'heure de Dieu et la sienne..."
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 32 | 33 |
| retourner | suite |
