Interview enregistrée à Burgos par le R.P. Ramon Maria Andreu du témoin oculaire de la communion miraculeuse du 18-7-1962, Don Benjamin Gomez, de Pesues (prov. Santander).
(La transcription en espagnol, de la bande enregistrée, a été faite, par Don José Ramon Garcia de la Riva, curé de Barro. Celle d'espagnol en français est littérale, ce qui lui laisse toute sa saveur).
— Parlons de ce jour de la Communion.
D'abord les présentations: comment vous appelez-vous?
— Benjamin Gomez, pour vous servir.
— Benjamin Gomez.... originaire de... ?
— De Potes.
— De Potes... Cabezon de Liebana... Et vous habitez?
— A Pesues.
— Bien! A part les autres choses que vous avez vues et dont vous pouvez témoigner, et que nous vous demanderons bientôt, passons au jour de la communion de Conchita... qui eut lieu... ?
— Le 18 juillet... le 18 juillet 1962, oui, oui...
— Bon, nous allons commencer. Ce... cet événement, d'abord, vous l'avez vu?
— Mais oui, pardi! Je l'ai vu!
— Et vous l'avez bien vu?
— Je pense bien!
— Et à quelle distance de l'enfant vous trouviez-vous à ce moment-là?
— Tout à fait à côté d'elle, à ses pieds... tout à fait...
— Qui était devant vous?
— Devant moi il n'y avait personne, car c'était moi qui étais le premier à ses pieds...
— Bien, et pourriez-vous dire à quelle distance du visage de la petite vous vous trouviez?
— Eh bien, à une très faible distance, à peu près à... voyons... combien pouvait-il y avoir?... Enfin une distance presque nulle au moment où je regardais la bouche de l'enfant, heu... enfin, puisque vous voulez...
— Un mètre?
— Couci... couça... mais même pas un mètre, même pas cinquante centimètres.
— Ah! voilà! Très bien! Le geste que vous venez de faire avec le micro a été à peu près celui d'un empan, [Soit 22 centimètres environ] n'est-ce pas?
— Oui, effectivement.
— Bien, et maintenant, racontez-nous point par point tout ce que vous avez vu à partir du moment où la petite apparut devant vous.
— Eh bien! regardez. Moi, j'étais dans le chemin qui longe sa maison. Quand la petite sortit de chez elle, et comme j'aime toujours être un peu en avant, quand c'est faisable, car de cette manière je marche et regarde en arrière, tandis que si je suis derrière, je ne vois rien... mais la petite était sur le point de me dépasser à cause de la multitude de gens qu'il y avait, et moi je reculais... Au moment où elle arriva presque à ma hauteur... eh bien! elle tomba à genoux, moi voyant qu'elle s'approchait de moi, je m'étais arrangé pour me placer près d'elle, le plus près possible. Lorsqu'elle tomba à genoux, j'étais à ses pieds, tout à fait... Cette enfant tombe à genoux. Elle a les bras étendus le long du corps, regardant le ciel comme toujours (on peut dire comme toujours, chaque fois qu'elles sont en extase, eh bien! c'est leur habitude; quoi qu'il en soit, c'est comme ça, bon...) Elle tombe, la bouche fermée. Elle resta la bouche fermée un peu de temps... assez pour la voir... elle ouvre la bouche... sans hâte... elle reste la bouche ouverte encore un peu de temps... assez pour que tout le monde puisse voir qu'elle avait la bouche ouverte... elle sort la langue, entièrement, peu à peu; elle la tire tout ce qu'il y a de mieux, elle la tire si fort! Elle est nette, aussi... moi je regarde la bouche... et dans cette bouche-là, il n'y avait rien de rien... absolument rien... C'est alors qu'une cousine [Josefina] qui se trouvait derrière moi, m'appelle et me dit: "Benjamin, c'est que je ne vois pas.." Je ne fais rien de plus que de dévier le regard un moment (un moment très court, on peut dire, car cela a dû être très rapide): lorsque je repose mes yeux sur la langue, l'Hostie était déjà formée. Elle l'eut sur la langue pendant un temps suffisant pour que tous ceux qui étaient devant (et nous n'étions pas un petit nombre) puissent voir... alors, lorsque la chose devait arriver, elle remet sa langue avec l'hostie dans sa bouche... elle ferme la-bouche... et l'enfant se lève et continue son chemin vers l'église... Ceci est toute la vérité sur ce qui se passa là-bas.
— Bien. Et comment était l'Hostie?
— Ah! L'Hostie! Ceci, mon ami, c'est très difficile à dire. Si difficile que c'est presque, presque impossible. On m'a déjà bien pressé et j'ai déjà dû raconter ce petit fait, mais je n'ai jamais pu trouver une comparaison quelconque avec aucune chose de ce monde. Même à mon âge de 61 ans, je ne l'ai jamais vu.
L'Hostie était blanche, mais un blanc... C'est qu'il resplendissait, ce blanc... Certains me disent que la lanterne... non... je ne crois pas que la lanterne pût l'intensifier, mais c'était un blanc... un tel blanc que je n'en trouve aucun de semblable sur la terre, aucun comme celui-ci, dis-je; et c'est que me trouvant dans l'obligation de le démontrer par quelque chose de semblable, j'ai trouvé une comparaison très minime dans la neige... la neige... celui qui a déjà vu la neige dira qu'à certaines heures du jour, lorsque la neige est gelée, celle-ci resplendit et même blesse la vue (du moins la mienne, eh !); et ceci est tout le contraire. Si la neige blesse, ceci réjouit le regard... une chose enfin, que moi sur la terre, je le répète, je ne trouve rien que l'on puisse dire lui ressembler, même la moitié, même une très petite partie. En guise de comparaison je parle de la neige comme de la millième partie de ce que ce pourait être, enfin...
— Et la taille?
—.Ah! Elle était très grande... J'ai dit que la taille dépassait une pièce de cinq douros [Cette pièce est assez semblable à la vieille pièce de 5 francs en argen, d'autrefois.], mais j'ai regardé une pièce de cinq douros au-dessus d'une autre et je trouve, il me semble, que c'était plus près de deux pièces, l'une au-dessus de l'autre, que d'une seule... Cette hostie n'était pas non plus complètement ronde. La petite ayant la langue très tirée, (car en réalité elle l'avait beaucoup sortie) la langue descend de plus en plus, et ainsi l'hostie s'abaissait un peu; un peu plus longue, pas tellement, mais elle n'était pas toute ronde non plus... elle n'était pas toute ronde.
— Et le visage de l'enfant pendant ce temps-là?
— Ah! Cela était angélique, en vérité, angélique... ce visage-là se transforme beaucoup quand on le voit passer de l'état normal à ces moments-là... vraiment angélique ; le visage change beaucoup, et c'est visible pour celui qui l'a vu une fois, et qui a bien voulu regarder, à mon avis du moins, et mes yeux, je crois, ne voient pas une chose qui n'est pas. Ce n'est pas que je le dise, c'est que je regarde avec satisfaction, en partie, mais sans illusion aucune non plus. Car on ne me fait pas voir à moi ce qui n'est pas, je crois...
— Et avez-vous senti quelque chose, en vous, lorsque vous avez vu la communion de la petite?
— Bien sûr! allons donc! En partie naturellement je devais penser que cela ne pouvait être chose de la terre, et comme ce n'était pas une chose de la terre, eh bien oui j'ai ressenti une satisfaction, oui, mais aucune illusion non plus... une satisfaction, oui, en le voyant j'ai pensé à une chose divine, mais ce n'est pas pour être raconté. Et ce n'est pas que je vais croire ce que je n'ai pas vu!, non, non, mon ami, même pas pour en parler... ce n'est pas que je sois tellement catholique, je ne le suis pas tant que ça, et c'est la vérité!
— Bien, et... lorsque vous avez vu la langue nue de la petite, avez-vous pensé quelque chose?
— Moi, j'ai pensé — d'après ce qu'elle avait dit — qu'elle recevait la communion...
Ici, voyez-vous, je voudrais dire quelque chose de ceux qui, semble-t-il, parlent contre... En réalité je ne crois pas qu'ils ont vu ce dont ils parlent, car aucun de ceux qui étaient venus n'osera dire un mensonge. Mais oui il ne manque jamais de gens pour parler de ce qu'ils n'ont pas vu. Il me semble qu'une personne a dit que la petite avait l'hostie dans la bouche; d'autres qu'elle l'avait dans la main... Et maintenant je demande: si alors elle l'avait dans la bouche, ma parole ne suffit pas?... Qui l'a vue rentrer la langue dans sa bouche pour en sortir l'hostie?... A la vérité, aucun de ceux qui étaient présents ne pourra le dire, moi je crois que non. Et si elle la tenait dans la main, quel est celui qui l'a vue la poser sur sa langue?... Personne ne dit cela, mais on dit, on dit qu'elle l'avait dans la bouche; on dit... Mais dire: c'est un tel qui l'a vu et c'est moi qui le dis, ça change beaucoup... Je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'ait dit: c'est un tel qui l'a vu, car je crois que l'on ne peut pas le trouver... et à mon avis ce sont là calomnies très certaines.
— Et lorsque vous avez vu la langue vide, n'avez-vous pas pensé que la petite s'était trompée?


— Vide? C'est-à-dire?
— Propre, nette.
— Propre? Ah! Mais non! Car ayant d'abord la bouche ouverte, moi je pensais que comme elle l'avait dit, que quelques jours auparavant elle l'avait fait dire aux quatre vents, comme je le dis, que tel jour elle recevrait la communion, c'est-à-dire le 18 juillet, qu'elle recevrait la communion d'un ange — disait-elle — je ne crois pas qu'elle faisait erreur. Il me semble que non. Car si personne ne l'a vu, et puisqu'elle avait la langue nette, et puisqu'il n'y avait rien dans sa bouche... qui la lui donna?... Ne devrons-nous pas croire que ce fut l'ange et que Conchita a entièrement raison? Je crois que oui. Ecoutez. Combien virent la langue vide?... Combien ont pu la voir? Eh bien beaucoup... car nous étions nombreux, nous qui étions là-bas; quelques-uns tout près et d'autres plus loin, beaucoup durent la voir... la langue nette... la langue entièrement nette... car elle l'avait sortie pendant assez de temps... Oui, tout cela elle le fit avec calme. Suffisamment de temps pour que tout le monde pût le voir à loisir... oui, et cela sans aucune hâte.
— Bon. Et pourquoi beaucoup ont-ils rejeté ces faits?
— Ah! Voilà, mon ami, voilà! Je ne le sais pas, je vous dis que je ne suis pas catholique, on ne peut pas m'appeler un catholique, je ne le suis pas, je crois que je ne le suis pas...
— Allons-donc!, catholique... vous voulez dire que vous ne pratiquez pas assez, puisque vous êtes baptisé, n'est-ce pas?
— Oui, évidemment, oui, mais cela ne suffit pas. Pour être catholique, il me semble que beaucoup d'autres choses soient nécessaires, et voyez, je l'ai dit à beaucoup — et me suis peut-être trompé — je n'ai aucune... enfin, aucune science pour dire ces choses, mais c'est bien vers le mal que nous allons... Et si nous en convenons, nous devons, je crois, nous rapprocher des commandements de Jésus-Christ... et ceux-ci ne nous attirent pas... parce qu'il nous faut alors faire attention à notre âme, et le corps doit en souffrir, autrement dit, il faut lui ôter beaucoup de choses qui nous préoccupent aujourd'hui, et qui à mon avis, ne sont pas raisonnables.
— Bien. Et avez-vous changé un peu après tout cela?
— Mais bien sûr, j'ai beaucoup changé, j'ai beaucoup changé, ce que cela m'a fait changer! Je dois rire, il n'y a pas d'autre solution (que de changer)! Dans ce village-là on a vu de très grandes choses... et mon ami, ce n'est pas que j'étais près de dire que Dieu n'existait pas... mais, la vérité, c'est que je ne m'en préoccupais pas beaucoup... qu'il n'était rien pour moi... oui, pour le blesser, oui pour l'offenser très souvent. Et après tout cela, je vais être franc (pourquoi dirai-je le contraire, on peut le vérifier chez celui qui m'a confessé au mois d'avril) j'avais été 22 ou 23 ans sans me confesser... et c'est beaucoup n'est-ce pas?
— Vous avez été content?
— Oui, mon ami, oui, satisfait. Au moment de la... quand elle avait la bouche ouverte, eh bien, j'ai certainement manqué d'éducation, je le reconnais, du fait que je me mis à regarder sa bouche avec satisfaction et patience, sans aucune hâte. J'empêchais certainement les autres de voir, mais, c'est qu'en d'autres occasions, j'avais cédé le pas à d'autres et je ne voyais rien. Cette fois-là, je voulus en profiter pour savoir la réalité de la vérité, oui.
— Pourquoi êtes-vous allé à Garabandal la première fois?
— Moi? En curieux. Pour voir ce qui se passait là-bas. Un curieux de plus. On disait qu'à San Sebastian la Vierge apparaissait. Donc j'y vais.
— Et dès le premier jour, vous avez eu bonne impression?
— Dès ce jour, bien sûr, comme je vous l'ai dit. Depuis le premier jour cette foule immense m'a impressionné. Il y avait tellement de personnes que le chemin ne leur suffisait pas, bien qu'il soit déjà large. Il y avait des gens jusqu'aux Pins. Et des jeunes faisaient un carré avec quatre bâtons pour que les petites puissent se mettre à l'intérieur.
Un ami qui était près de moi me dit: si c'est comme hier, nous ne verrons rien. Moi, je lui demande "que s'est-il passé hier?" Et il me dit que comme des prêtres et des photographes entouraient les fillettes, les autres ne virent rien: "même pas nous qui étions tout près, nous n'avons rien vu". Je lui dis: "bon, on va voir — le pauvre est mort maintenant, il était de Cosio — si tu m'aides aujourd'hui, tous nous verrons". Et il me dit: "oui, bien sûr, tout ce que je peux, mon vieux".
Un autre qui était à ma gauche me dit: "moi aussi je vais vous aider".
— Bon! Allons-y! Nous allons voir ce qui se passe aujourd'hui.
Comme je l'ai déjà dit, il y avait beaucoup de monde en haut du chemin, parce qu'il n'y avait pas de place en bas.
A ce moment arrivèrent les quatre fillettes. Elles arrivèrent ensemble. Elles s'agenouillèrent et à mon avis commencèrent à prier; on n'entendait rien, mais c'était presque certain qu'elles priaient. Parfois elles faisaient le signe de la croix, enfin tout sur un plan religieux. On ne voyait rien d'autre, du moins à la vue. Bon. Sur ce, étaient arrivés 3 ou 4 prêtres et ils se mettent devant les petites. Je leur dis alors: "écoutez, retirez-vous de là. Aujourd'hui ce n'est pas hier"; mais ils n'en tinrent pas compte.
J'avais un bâton, et à une femme qui était un peu en avant, je dis: "holà! Madame! Dites à ces personnes de regarder en arrière!"
Effectivement la brave dame alors dit aux prêtres: "on vous appelle là-bas!". L'un d'eux regarde en arrière, et je lui dis: "écoutez, venez un peu ici!". — Non, dit-il, nous devons voir, nous sommes venus ici pour ça — Les autres aussi, que je lui réponds, et nous sommes tous venus pour cela, et que celui qui peut voir, qu'il voie. De façon que vous, contre le mur, vous pourriez voir aussi bien".
Bon. Ils le firent de mauvaise grâce, mais s'en furent contre le talus.
Et voilà qu'arrive un autre groupe de prêtres. Et ils s'asseoient au même endroit, tout à leur aise, mais oui, tout bonnement. Et si les autres voient bien, tant mieux! Et sinon, qu'importe!... Je leur dis la même chose. L'un d'eux proteste et me demande qui je suis. "Moi, je suis moi, lui dis-je. Et sachez le bien, moi, c'est moi, que je lui répète". Je ne sais pas alors pour qui ils m'ont pris, moi qui ne suis qu'un paysan, mais ils m'obéirent, peut-être simplement parce qu'ils avaient plus d'éducation que moi. Et ils allèrent aussi près du talus. De vingt qui s'y trouvaient déjà, leur nombre passa à vingt-quatre. L'un d'eux dit: "nous ne sommes pas à l'aise ici" — Je lui dis: "regardez là-haut, il y a déjà du monde, et vous pouvez y aller aussi, si vous n'avez pas assez de place ici". En fin de compte, ils s'arrangèrent.
Nous autres, nous avons pu voir relativement bien, à notre aise. Et j'ai vu que ce jour-là, elles restèrent (selon les montres de certains, moi je n'en avais pas et ne me préoccupais pas de l'heure) elles restèrent donc une heure environ dont trente minutes en silence. Elles faisaient des gestes, semble-t-il, vers la Vierge, qui leur donnait l'Enfant. Elles se passaient l'Enfant, les unes aux autres, comme on le voyait d'après la position de leurs bras. Ensuite elles le rendirent à la Vierge.
Tout de suite après, elles commencèrent à parler avec la Vierge. Je crois que c'était la première fois (bien que je n'étais jamais allé à Garabandal). Ces paroles, j'en ai maintenant oublié beaucoup, car ça fait longtemps. Ce qui est sûr, c'est qu'elles ont demandé à la Vierge plusieurs choses. Elles demandèrent à la fin si le monde allait changer et qu'Elle fît le possible pour cela, si Elle pouvait le faire. Enfin, des choses que... et moi je me disais: "est-ce vrai ou non?" "pour moi, non, non,". Ce jour-là je n'y croyais pas encore. Bon.
Puis un peu de temps passa et je revins un autre jour. Et je vis des choses différentes ce jour-là. Et je montais comme ça, pendant 2 ou 3 mois, tous les 15 ou 20 jours, et je me disais qu'il y avait dans le monde bien des choses qui n'étaient sans doute que des tromperies faites par les hommes. On murmurait même, (je le sais par un émigrant — le pauvre est mort — Dieu l'a emmené, qu'il soit en Sa Gloire, car c'était un brave homme, d'après ce qu'on disait) on murmurait qu'on droguait les fillettes.
Je disais: "des drogues ?... mais la couleur de ces enfants n'est pas la même qu'en état normal, quand elles sont en extase!... Et les drogues, je ne sais ce qu'elles peuvent faire ici, mais enfin, il y a ici des choses que les drogues, à mon avis... non... marcher en avant et monter, d'accord! Mais marcher à reculons? Comment ça? Et regardant en l'air! Qui le supporterait une heure? Ou même 40, 50, 30 minutes... sans presque pouvoir respirer? Qui pourrait l'endurer?
Il y avait des choses... en y réfléchissant un peu... bien que je me disais encore : c'est possible, mais je n'y crois pas. Je n'y croyais pas et fus ainsi un peu de temps. Puis j'en vins à me dire: "il n'y a aucun doute que cela soit vrai, car on voit chaque jour des choses différentes et chacune d'une grande importance".
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