Revenons à Jacinta.
I,e 5 septembre 1965, elle est interrogée par un homme d'âge mur, de science éprouvée, connaissant Garabandal sur le bout du doigt. Voici une partie de cette conversation:
Jacinta:
— Conchita m'a dit, dimanche dernier, que du couvent où elle allait, elle écrirait à sa mère la date du miracle, le moment venu.
Monsieur X:
— Toi aussi Jacinta tu pars au couvent?
— Oui.
— Tu ne regrettes pas de quitter ton petit village?
— Non... ne l'ai-je pas plus que vu ? Déjà
en 1961, nous (les quatre), nous disions que nous partirions au couvent.
[« Nous serons religieuses », telle est la réponse que
les quatre voyantes pensent, d'elles-mêmes, devoir donner à
Notre-Dame, dès 1961.]
— La Vierge vous a-t-elle parfois trompées?— Mais le miracle quand même?
— Il est très certain que le Miracle viendra.
— Et de ceux à qui les preuves ont été
données et qui ne croient pas?
— La Vierge leur aura donné ces preuves pour
voir quelle foi ils ont...
— De quoi gardes-tu le plus fidèle souvenir
dans les Apparitions?
— Moi, du début... Quand elles ont commencé,
je ne connaissais ni les mystères du rosaire, ni les litanies...
et j'ignore encore comment je les ai appris...
— On ne te les a pas enseignés à
l'école?
— Non, non, Monsieur, je ne les savais pas... Quand
Madame Serafina (la maîtresse) priait le chapelet, elle disait elle-même
les mystères et les litanies. Ce fut en peu de jours, en voyant
la Vierge, que je les appris. Mais l'ignore comment.